Les Chroniques d’Ascalon #3

Guerrier norn, concept art GW2

Guerrier norn, concept art GW2

Il s’était hâté vers la place en voyant les gens s’enfuir. En passant, il avait alerté les gardes.  Les échauffourées entre guildes rivales, les bagarres d’ivrognes, les querelles entre espèces, les rixes entre prostitués des deux sexes étaient monnaie courante à l’Arche du Lion, comme dans toutes les grandes villes. Mais la convergence dans cette zone de tous les portails de transit asura déversant un flot ininterrompu de voyageurs  donnaient à la ville une aura presque palpable de violence, de bestialité, d’exotisme et de luxure.

Il était arrivé au moment où « la fourrure » entraînait la fille derrière lui dans une ruelle à l’écart. Ses pieds touchaient à peine le sol, sa dague gisait à terre. Le sang dessinait une fleur écarlate sur sa robe rose et blanche. Elle n’était pas de taille à se défendre.

A l’instant même où il s’apprêtait à foncer sur l’assaillant pour l’assommer d’un bon coup de poing, il sentit l’air se contracter. D’étranges éclairs argentés se mirent à crépiter. Les sons se tordirent dans un cri qui lui déchira les oreilles. Il tituba quand la bulle d’énergie le frôla.

Le Charr était étendu à terre, réduit à l’état de loque débile, terrifiée, bavant sur les pavés. La fille se tenait au-dessus de lui, le bras tendu. Ses doigts entourés d’un halo violet, elle semblait à peine consciente, plus pâle que la mort, les pupilles tellement dilatées que la couleur de ses yeux avait disparu. Et pourtant, quand il essaya de l’arracher à sa transe, elle tenta de se retourner contre lui. Elle ressemblait à une jeune panthère des neiges, acculée, terrifiée et furieuse, toutes griffes et crocs dehors.

Il lâcha son épaule et recula d’un pas, les mains en avant, en signe d’apaisement.

« Doucement fillette ! Je ne te veux aucun mal !» Il se mit à lui parler lentement, en murmurant presque comme il l’aurait fait avec un animal blessé et apeuré.

« Calme-toi ! Tout va bien ! Tout doux Princesse. Tout va bien. Tu ne risques plus rien.»  Elle hésita, vacilla et s’accrocha à sa main tendue. Elle leva la tête. L’iris de ses yeux reprenait peu à peu sa couleur. Elle avait un regard violet dont l’intensité lui brûla le cœur et l’âme.

Les soldats de la Garde du Lion arrivaient et se déployaient sur la place. Il ramassa sa dague et lui tendit.

« Viens, il vaut mieux qu’on s’en aille immédiatement. »

Ils s’enfoncèrent dans la ruelle, profitant de sa pénombre pour disparaitre.

[A suivre…]

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